les Éditions Triptyque



Un drap. Une place.
UNE TONNE D'AIR suivi de Un drap. Une place.
Maude SMITH GAGNON
– poésie / poche –
Date de parution - 18 février 2014
ISBN 978-2-89031-900-4, 144 p. 13 $

Maude Smith Gagnon



















UN DRAP. UNE PLACE

Lauréate des Prix littéraires du Gouverneur général, catégorie poésie


Dans une langue sobre, Un drap. Une place. décrit des expériences (de lieux, de paysages, de rencontres) qui semblent mal répondre à notre intérêt tout naturel et spontané pour l'événement, surtout au sentiment d'insuffisance que ces expériences nous font ressentir.

Le recueil parcourt différents lieux : Natashquan, le Viêt Nam, Montréal, et cherche à mettre en valeur non pas le caractère spécifique ou exotique de ces lieux mais plutôt ce qu’ils ont en commun. On les lit alors avec l'impression que cela pourrait se passer n'importe où.


« L’auteure, Maude Smith Gagnon, procède par des touches narratives bien ciselées que sert une belle maîtrise de la langue. Un drap. Une place., à la forme très minimale, proche d’une sensibilité orientale, est un hommage à l’intensité d’être. Il y a là une pratique du dépouillement qui imbibe peu à peu la mémoire et l’absence et les rend aptes à accueillir tant le moindre événement du monde que tout son avènement. »
- Commentaire du jury des Prix littéraires du Gouverneur général, catégorie poésie



« Un drap. Une place. est un recueil de poèmes rare, qui refuse d’infléchir le langage, qui le prend tel quel, qui en fait un miroir dans lequel le lecteur ne peut être renvoyé qu’à sa propre nudité. L’auteure, Maude Smith Gagnon, mise sur la sobriété d’une prose exempte d’affect qui, par son dépouillement même, révèle brutalement notre immersion dans le bruit, dans le sens, dans tout ce qui nous divertit de nous-mêmes. »
- Hugo Beauchemin-Lachapelle, Les Méconnus



« À Natashquan, au Viêt Nam ou à Montréal, la poète porte une scrupuleuse attention aux choses et oppose un rassérénant refus du lyrisme qui, drôle de corollaire, pointe droit vers le tyrannique désir de récits (donc de sens) présidant à notre rapport au littéraire (et au monde). Regarder par la fenêtre avec elle, simplement, sans se poser de questions, apaise les tourments. »
- Dominic Tardif, Voir




UNE TONNE D'AIR

Lauréate du prix Émile-Nelligan


Polaroïds de la nature inoccupée par les hommes mais ensemencée de leurs artefacts, courts tableaux inspirés d'une esthétique du documentaire, Une tonne d’air nous convie à partager quelques instants du spectacle de la nature, à constater qu'il est encore possible d’en saisir la beauté et les mystères de son règne, ne serait-ce que par l'entremise d'une prose qui évacue les affects et compile phénomènes visibles et invisibles.


« l’écriture est à la fois savante, sensible, intense et constante dans sa justesse et sa retenue. La poète donne à vivre une étonnante expérience de la nature, de la matière, du temps végétal, minéral, animal. […] À la fragilité du monde correspond la fragilité de l’œuvre et cette adéquation entre le propos et le processus est tout simplement parfaite. »
-Louise Warren, présidente du jury du prix Émile-Nelligan



De la même auteure :

Un drap. Une place. (2012)